dimanche 15 septembre 2013

Sophia Martelly, un pied en province, un pied dans le social

Photo : Sophia Martelly - Brand-Boucan .

Le Nouvelliste | Publié le :13 septembre 2013
Propos recueillis par Robenson Geffrard 

La page Facebook de Sophia Martelly la montre régulièrement en situation d'aider la population. Si la première dame continue une activité que la femme de Sweet Micky affectionnait, son implication s'étend sur tout le territoire. Avec la ministre de la Santé publique Dr Florence Guillaume et les responsables de l'Association des Grands-Boucanais de la diaspora, Mme Martelly vient de participer à l'inauguration d'un centre de santé à Grand-Boucan dans le département des Nippes. L'occasion de faire le point avec elle.
Le Nouvelliste : Racontez-nous Madame la première dame, comment avez-vous découvert cette zone et ce centre de santé ?

Sophia Martelly : De concert avec le président, j'ai pris la décision d'entamer une tournée nationale depuis quelque temps.
L'idée première de cette initiative était de me rendre la où ni le candidat ni le Président Martelly ne s'était et ne s'est pas encore rendu. 
Arrivée dans le département des Nippes qui est le 4e département visité, on a listé les différentes communes et sections communales que je devrais visiter. Grand-Boucan était sur la liste.
Pour être honnête, lorsqu'on m'a présenté la situation géographique de Grand-Boucan, cela m'a donné un peu plus de "booster" pour me rendre dans cette zone vu que l'accès n'est pas du tout facile. 
Au cours de cette tournée, les lieux privilégiés à visiter sont: le commissariat de la zone, le centre de santé et ensuite viennent les lieux proposés par la population au cours des rencontres. 
Ce centre de santé, dont la construction a commencé en 1996, était livré à lui-même pendant que la population avait besoin des soins de santé. J'ai parlé aux Grands-boucanais qui m'ont donné les contacts de l'Association des Grands-Boucanais de la diaspora, initiatrice de la construction. 
J'ai partagé leur numéro avec la ministre de la Santé publique qui rapidement a pris toutes les dispositions pour achever et réaménager l'espace qui est devenu aujourd'hui le Centre de santé communautaire de Grand-Boucan, un local flambant neuf.

Le Nouvelliste : Ce n'est pas votre première intervention en province, peut-on dire que la première dame s'implique beaucoup dans le domaine de la santé?

Sophia Martelly : Je dirais de préférence que la Première Dame s'implique beaucoup dans le domaine social avec un penchant beaucoup plus soutenu vers la santé. 
Bien avant d'être première dame, vous n'êtes pas sans savoir mon implication dans le social. Nos diverses interventions lors des intempéries, inondations, tremblement de terre, réouverture des classes, témoignent encore et davantage de mon engagement auprès de mon époux aujourd'hui président de la République.














Le Nouvelliste : Quel montant a été alloué à cette construction ? Qui a payé ?

Sophia Martelly : Malheureusement, je ne peux pas donner une réponse, vu que l'Association des Grands Boucanais et le MSPP sont les principaux acteurs.

Le Nouvelliste : Le centre était en chantier depuis 1996, Grand Boucan pourra-t-il supporter le centre?

Sophia Martelly : Oui, certainement, le MSPP et l'Association des Grands-Boucanais de la Diaspora ont signé un accord de partenariat qui met un comité de gestion à la tête du centre. Ce comité est composé de cinq (5) membres, dont trois (3) représentants du MSPP et deux (2) représentants de l'association. 
Le centre fait partie définitivement des structures sanitaires de l'Etat et sera pris en charge par l'Etat comme tous les autres centres mixtes.

Le Nouvelliste : Le centre va-t-il être pris en charge par le MSPP ?

Sophia Martelly : Oui. Certes, c'est l'association qui a commencé la construction, je les en remercie de tout coeur, mais l'accord dit clairement que ce centre doit être géré par le comité et bénéficier de tous les programmes étatiques en matière de santé.

Ce sera une gestion conjointe. L'association est très soucieuse du bien-être de sa zone. 

Propos recueillis par Robenson Geffrard

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