vendredi 30 avril 2010

L'Institut Haitiano-Américain reprend ses activités à partir du lundi 3 mai 2010.

L'Institut Haitiano-Américain reprend ses activités

à partir du lundi 3 mai 2010


L'Institut Haitiano-Américain voudrait présenter ses plus sincères condoléances et ses plus profondes sympathies à tous ceux qui ont été affectés par le tremblement de terre du 12 janvier dernier.  Il profite également de l'occasion pour informer le public en général de la reprise des cours à partir du lundi 3 mai 2010. 


Veuillez noter que l'Institut fonctionnera tous les jours de 8:00 a.m. à 4:00 p.m., y compris le samedi.


(Fin de texte)


The Haitian-American Institute resumes its activities

On Monday, May 3, 2010


The Haitian-American Institute would like to take this opportunity to extend its sincerest condolences and deepest sympathies to all those affected by the January 12, 2010 earthquake. We are pleased to announce classes will resume on Monday, May 3, 2010.


Our doors will open daily from 8:00 AM to 4:00 PM including Saturday.


(End of text)


L'État mythomane


lexpress.fr

L'État mythomane

Par Jacques Attali, publié le 28/04/2010 à 17:21

La situation grecque et le débat sur la burqa semblent a priori n'avoir aucun rapport. Et pourtant, l'un et l'autre renvoient à une grave pathologie dont souffre de plus en plus l'Etat moderne, et en particulier l'Etat français. Incapable de faire respecter les normes qu'il fixe, ni de lever les recettes dont il a besoin pour remplir ses missions, il ment à tout le monde, en produisant des textes inapplicables et en distribuant de l'argent largement imaginaire. Enfin, comme tout menteur, il finit par se mentir à lui-même: il devient un Etat mythomane, qui ne cherche surtout pas à savoir si ce qu'il dit est vrai.

Jusqu'à ce que la réalité le rattrape.

En Grèce, l'Etat, comme celui d'autres pays européens - dont la France - dépense beaucoup plus qu'il ne gagne, triche sur ses recettes et ses dépenses, ment à ses créanciers, à ses électeurs et à lui-même, finissant par croire qu'il a les moyens de ses folies. Jusqu'à ce que quelqu'un lui dise qu'il est ruiné et lui réclame la vérité, c'est-à-dire de l'argent réel.

Il en est de même, en France, à propos de la burqa: l'Etat veut faire croire qu'il entend légiférer pour que disparaisse une pratique. En réalité, il n'a décidé d'agir ainsi que pour montrer à ses électeurs qu'il est de leur avis, tout en sachant fort bien qu'une telle loi sera vraisemblablement déclarée inconstitutionnelle et que, même si elle ne l'était pas, elle ne serait pas appliquée. Comme la loi sur la polygamie, qui est pourtant une offense encore plus violente aux droits de la femme.

De même encore sur tant d'autres sujets, tel, par exemple, l'enseignement primaire: l'on continue à prétendre que tout va bien, alors que la France s'enfonce chaque année dans les profondeurs des classements internationaux.

Alors l'Etat, n'ayant plus les moyens réels d'agir sur le monde, se contente de produire des textes et de dépenser l'argent qu'il n'a pas ; tout occupé à mentir à lui-même et aux autres, il devient l'Etat mythomane. Et, comme tous les gens atteints par cette maladie mentale, il ment de plus en plus: l'inflation législative et le déficit public sont les formes que prend, en politique, le délire verbal du mythomane.

Pendant un temps, il peut le faire en toute impunité; en tout cas aussi longtemps que les électeurs ont intérêt à flatter ce délire, auquel ils participent. Puis, en politique comme dans la vie privée, la vérité finit par reprendre ses droits. D'abord, parce que le menteur se fait prendre au piège de ses mots: le mythomane, en multipliant ses mensonges (c'est-à-dire, dans le cas de l'Etat, ses lois non appliquées et ses dépenses non financées), oublie le proverbe yiddish bien connu, selon lequel "un bon menteur ne donne jamais de détails".

Ensuite, parce que l'État mythomane se fait prendre au piège de la réalité: à un moment, le citoyen se rend compte qu'on lui a fait des promesses intenables, qu'on lui verse de l'argent qu'on n'a pas, qu'on a fait des lois que personne ne cherche à faire appliquer. Il réalise alors qu'il a, face à lui, un grand malade, qu'il faut traiter comme tel. Qu'il ne sert à rien de l'insulter, de le maudire, de le traiter de menteur. Il faut seulement le mettre hors d'état de nuire. Hors d'État de nuire.

Et tant pis pour ceux dont la vie dépendait du mythomane.

La Natcom ci-devant la Teleco


La compagnie vietnamienne Viettel devient avec 60% l'actionnnaire majoritaire de la Téléco qui sera convertie en Natcom

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Port-au-Prince, 29 avril 2010 – (AHP) - La banque de la République d'Haïti (BRH) a signé jeudi un accord de partenariat avec la compagnie vietnamienne Viettel par le quel cette dernière investira dans un premier temps 59 millions de dollars pour contrôler 60% de la compagnie nationale qui sera transformee en une nouvelle société baptisée NATCOM.

La VIETTEL devrait investir par la suite une autre tranche de 40 millions de dollars sur une période de 4 ans. Ce qui porterait son investissement à près de 100 millions de dollars.

Des 3 compagnie qui avaient présenté des propositions, la VIETTEL avait été déclarée en décembre dernier gagnante de l'appel d'offre lancé par la BRH et préparé par la Société financière internationale ( SFI), de concert avec le Conseil de Modernisation des entreprises publiques (CMEP).

Selon des informations communiquées par la BRH, la nouvelleTeléco ( la NATCOM) va déveloper des services de teléphone fixe et cellulaire, en plus de l'Internet à grande vitesse. L'investissement de la VIETTEL va aider à construire le premier réseau de fibre optique en haïti, ce qui devrait facliter le dévelopement de l'Internet dans tous les recoins du pays.

Le gouverneur de la banque centrale, Charles Castel a fait savoir que l'amélioration du système de communication en Haïti est un grand plus dans le cadre des efforts entrepris pour la reconstruction après le séisme devastateur du 12 janvier .

"L'engagement de la VIETTEL est un signe de confiance envoyé aux autres investisseurs du privé interessé aux efforts de développement et de reconstruction d'Haïti", a souligné M. Castel.

Le directeur general adjoint de la VIETTEL, Nguyen Manh Hung, a indiqué que l'investissement dans la Téléco est un signe clair que nous entrons pour de vrai en Haïti.

" Nous avons hâte de participer à la reconstruction du pays, avec la construction de nouvelles infratructures et la distribution de services de télécommunication, a fait savoir M. Hung.

Les autorités haïtiennes ont decidé jusqu'au bout de céder la majorite des actions de la Teléco à la VIETTEL, malgré les nombreuses critiques émanant notamment de syndicalistes et de parlementaires qui ont parlé de liquidation et de câdeau.

Et le fait par la VIETTEL de confirmer son engagement après le séisme du 12 janvier au cours duquel le bâtiment abritant son siège central de la Téléco au Canapé-Vert a été gravement endommagé, prouve que la compagnie vitnamiennefait une affaire en or , selon les mêmes secteurs.

Mais les autorités gouvernementales rétorquent que la Téléco était déficitaire et que l'Etat a tout à gagner en cédant la majorité.

" Les près de 100 millions que va apporter la VIETTEL, représentent le plus gros investissement direct en Haïti depuis le 12 janvier, selon la BRH.

Bulletin météo du vendredi 30 avril 2010.


Valable jusqu'au 02 mai 2010

Situation synoptique dans la Caraïbe et sur l'Atlantique
Un centre de haute pression logé un nord des grandes Antilles influence les conditions météorologiques dans la caraïbe centrale. Il génère une masse d'air sec qui séjourne sur Haïti aujourd'hui. Cependant, quelques activités de pluie isolée légère demeurent toutefois possibles pour Haïti ce soir.

Prévisions pour Haïti
- Temps ensoleillé ce matin et brumeux par endroits;
- Des passages nuageux sont prévus en début de soirée ;
- Hausse légères des Températures mais agréables en milieu de soirée ;
- Chance de pluie isolée légère sur les hauts reliefs en soirée.

Prévisions pour Port-au-Prince et environs
· Chaud, ensoleillé et brumeux durant la journée
· Nuageux en début de soirée ;
· Tº. max. : 34ºC ; Tº min: 22ºC ;
· Chance de pluie isolée légère en soirée.

Lever & coucher du soleil pour Port-au-Prince
Aujourd'hui 30 Avril.
Lever : 05h 22mn
Coucher : 06h 11 mn

Samedi 01 Mai.
Lever : 05h 22 mn
Coucher : 06h 11 mn

Dimanche 02 Mai.
Lever : 05h 21 mn
Coucher : 06h 11 mn

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM


Bulletin météo marine du vendredi 30 avril 2010

Valable jusqu'au 01 mai 2010

Prévisions maritimes:
Zone côtière nord :
Vendredi & le week-end
* Vent du secteur nord-est : 15-20 nœuds ;
* Hauteur des vagues: 4 à 6 pieds ;
* Mer peu s agitée.

Golfe de la Gonâve :
Vendredi & le week-end
* Vent du secteur est : 20/25 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 6 à 9 pieds ;
* Mer peu agitée.

Zone côtière sud:
Vendredi & le week-end
* Vent du secteur est: 20-25 nœuds ;
* Hauteur des vagues : 6 à 9 pieds ;
* Mer peu agitée.

Esterlin Marcelin, Prévisionniste au CNM

Des leaders politiques désapprouvent toute tentative de formation d'une assemblée constituante.


A deux semaines du départ des membres de la 48 eme législature, des acteurs politiques mettent en garde contre toute tentative de formation d'une assemblée constituante.

Le président de la chambre basse Levaillant Louis Jeune (Inite) s'était dit favorable à cette option arguant qu'elle permettrait d'apporter des correctifs indispensables à la constitution de 1987.

De son coté, le Premier Ministre Jean Max Bellerive n'avait pas écarté cette option. Toutefois il avait estimé nécessaire que cette décision soit le résultat d'un consensus.

Les chefs de file des regroupements politiques, Alternative, Liberasyon, Rasanblé et Ucadde dénoncent ce "projet anti démocratique "du président Préval. Les leaders de l'opposition veulent faire échec au " plan macabre" du chef de l'Etat qui selon eux veut imiter la stratégie de François Duvalier.

L'un des dirigeants de l'Alternative, Victor Benoît, rappelle que François Duvalier avait utilisé cette formule pour se forger une constitution en 1964 et se maintenir au pouvoir.

Serge Jean Louis, président de Liberasyon assure que la lutte vise à empêcher le rejet de la procédure tracée par la constitution. Il estime que René Préval fait peu de cas de la loi mère et veut diriger le pays à sa guise.

Victor Benoît, Serge Jean Louis et les autres leaders exigent le respect de la procédure d'amendement enclenchée en Mars 2009. La 49 eme législature aura à statuer sur le projet d'amendement expliquent –ils.

LLM / Radio Métropole Haïti

Cap-Haïtien : des logements sociaux, une aubaine pour des déplacés.


Plusieurs centaines de familles ont fui Port-au-Prince aux lendemains du séisme du 12 janvier. Cette soudaine migration pose de nombreux problèmes dont celui du logement. Au Cap-Haitien, dans le Nord, l'ONG Food of the Poor a décidé de mettre des logements sociaux à la disposition de quelques familles déplacées de la capitale.


galerie

Construite en six jours environ, chaque maison se compose d'une chambre à coucher, d'un salon, d'une mini galerie, d'une cuisine et des toilettes. Un ou deux lits sont remis aux locataires des maisons au moment de la remise des clés. L'eau est fournie par un puits munis de deux pompes à bras.

Quelque six familles déplacées de Port-au-Prince sont logés dans ces maisonnettes fraîchement construites à Chastenwa, une localité de la commune de Quartier Morin ( 10 kilomètres de Cap-Haïtien). Elles vivaient dans les quartiers défavorisés de Solino et Delmas 32, situés dans la commune de Delmas.

Au prime abord, le projet visait à offrir un logement à des habitants de Shadda I et II, Fort St-Michel et quelques autres quartiers défavorisés situés aux alentours de la métropole du Nord. Cependant, suite au tremblement de terre survenu à Port-au-Prince, « la priorité a été accordée aux personnes déplacées », a affirmé le Directeur de Food For The Poor, le Révérend père Dicken Augustin.

A date, 16 maisons ont déjà été construites sur 34 prévues au cours de la première phase du projet. A terme, le village devrait compter 500 maisons. Débuté en janvier 2010, les constructions doivent s'étendre sur 13 hectares de terre mis à la disposition du projet par le délégué départemental du Nord, Georgemain Prophète.

Parmi les déplacés de Port-au-Prince, Roudeline, 18 ans, déjà mère de deux enfants âgés de 5 et 3 ans. Elle a perdu son mari et deux de ses frères au cours du séisme, et s'est refugiée dans le Nord. Elle remercie le patron de Food for the Poor qui l'aide à nourrir sa famille au jour le jour. Toutefois, elle insiste sur la nécessité d'avoir un travail. Car depuis qu'elle s'est installée au village, elle fait l'objet de toute sorte d'humiliations en raison de sa précarité financière.

Ces logements sont également bénéfiques pour d'autres locataires en provenance de quartiers populeux du Cap-Haitien. Parmi eux, Nelly Etienne, la quarantaine. Elle , son mari et leurs 6 enfants habitaient une maison louée à Quartier Morin. « Ajouté au fait que cette maison était incapable de défier la pluie, le prix du loyer a quintuplé en deux ans. N'était-ce ce projet, ma famille et moi serions en train de dormir dans la rue aujourd'hui », a-t-elle déclaré.

Bernier Joseph, lui, habitait à Fort Saint-Michel. Ancien portefaix de profession, sa bâtisse était construite dans une zone marécageuse, ce qui lui faisait craindre une inondation à chaque averse. Il se réjouit que ses démarches auprès du CASEC de la zone aient abouti. Malgré l'isolement et la misère qui règnent autour du village, il le préfère à son ancienne maison.

Aux yeux de certains nouveaux résidents, cette initiative, quoique « louable », mériterait quelques corrections. Entre autres défaillances évoquées, l'absence d'électricité, de services de santé et d'espace de loisir. De plus, la proximité des toilettes et de la cuisine constitue une sérieuse préoccupation du point de vue sanitaire.

Rédaction : Nelcius Florestal & Louicius Micius Eugène

Edition : Hugo Merveille

Nouvelle manifestation à Saint Marc et Miragoane contre la loi d'urgence.


Pour la troisième semaine consécutive les opposants au gouvernement ont organisé une manifestation à Miragoane contre la loi d'urgence. Plus de 500 personnes avaient pris part à cette manifestation réalisée par plusieurs organisations populaires dont Kore Nip et Kadnip. Outre le retrait de la loi d'urgence les manifestants ont exprimé leur opposition à toute tentative visant la formation d'une assemblée constituante.

La marche s'est déroulée dans le calme avec la présence des forces de l'ordre. Un des organisateurs de la marche a soutenu que la décentralisation doit être le principal outil pour la reconstruction du pays.

Cet argument a été repris à quelques centaines de kilomètres plus loin, à Saint Marc par d'autres protestataires. Les opposants au gouvernement avaient organisé hier un sit-in devant le local de la Vice délégation de Saint Marc.

Les manifestants ont réclamé le départ des conseillers électoraux comme préalable au lancement du processus électoral.

Le chef de l'Etat et les parlementaires de la majorité sont dans le collimateur des protestataires. Ils dénoncent la loi d'urgence comme un complot visant à favoriser un enrichissement illicite des proches du pouvoir.

Ces dernières semaines des manifestations ont eu lieu à Miragoane, Léogane, Hinche, Cayes, Saint Marc, Gonaïves et Cap Haïtien. Des dizaines de militants des partis de l'opposition ne cessent de réclamer le départ du président Préval et le retrait de la loi d'urgence jugée inconstitutionnelle.

Evans Paul, l'un des chefs de file de l'Alternative, est le principal promoteur du mouvement de protestation réclamant le départ du chef de l'Etat. D'autres leaders de l'opposition ont ces dernières semaines pris leur distance vis-à-vis de cette démarche, exprimant leur volonté de participer aux prochaines joutes.

LLM / Radio Métropole Haïti

jeudi 29 avril 2010

Des sinistrés du 12 janvier organisent un défilé de mode au Cap-Haitien.



Par : Cyrus Sibert, souvenirfm@yahoo. fr
Le Ré.Cit.- Réseau Citadelle, Cap-Haïtien, Haïti.
www.reseaucitadelle .blogspot. com

Le lundi 19 Avril 2010, l'Impérial Ecole de Haute Couture et Manufacture (EHCM), dans le cadre de l'opération KOLE ZEPOL instaurée par des membres de la société civile capoise en faveur des sinistrés du séisme du 12 janvier 2010 réfugiés au Cap-Haitien, a organisé un défilé de mode.

Sur 180 étudiants, 95 dont 48 garçons, tous, victimes du séisme du 12 janvier 2010, ont défilé avec des vêtements cousus par eux-mêmes. Ils sont à leur 33eme jour de travail dans le cadre d'un programme de 1 an débuté le lundi 1er mars 2010.

Me Carry Hyppolite, Jean Raymond Saint-Hubert et Madame Azmire C. Emilien sont les initiateurs de ce mouvement citoyen qui a permis à des jeunes sinistrés d'avoir une activité utile, dans l'attente d'un véritable programme gouvernemental de prise en charge des victimes.

Dans leur allocution de circonstance, les organisateurs ont salué l'engouement des jeunes pour la formation. Malgré les problèmes de chaises, de tissus et d'autres fournitures pour les travaux pratiques, les jeunes ont répondu présents. Ils se sont défoncés pour assimiler les techniques de la Haute couture.


Cette initiative louable de personnalités crédibles de la société civile capoise, n'a pas reçu les supports escomptés. Les demandes de nourriture adressées au PAM (Programme Alimentaire Mondiale) sont restées dans réponse. Selon des témoignages, le Maire de la ville du Cap-Haitien - Michel Saint-Croix n'apporte pas son soutien au programme parce qu'il n'est pas son initiateur. A ses yeux, une telle activité est sans retombées politiques.

Seul le Consul Dominicain au Cap-Haitien a visité les étudiants et les dirigeants du programme KOLE ZEPOL. Le diplomate de la République voisine a ainsi promis d'apporter une aide significative aux 180 étudiants du Programme KOLE ZEPOL.

Dans l'attende d'un support mérité, le lundi 19 avril 2010, 95 des 180 jeunes étudiants ont défilé, présentant au public capois les fruits de 33 jours d'apprentissage et de travail. Un défilé qui prouve qu'en dehors des acteurs bien pourvus en moyens de propagande les présentant, suivant une approche paternaliste, comme les sauveurs d'Haïti, la société haïtienne se prend en charge. Il existe à travers le pays des initiatives en faveur des victimes du séisme du 12 janvier 2010 qui méritent d'être encouragées. L'aide internationale devrait aller en faveur de ces actions pratiques non-partisanes et non-électoralistes qui visent réellement le bien des personnes victimes du séisme qui a frappé Port-au-Prince, la capitale d'Haïti.

RÉSEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 29 Avril 2010, 17 hres 11.

NSAC NEWS - April 29, 2010



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NATIONAL SURVIVOR ADVOCATES COALITION NEWS
April 29, 2010 Vol. 2, No. 71


Op-Ed


This section of NSAC News is designed to permit Survivor Advocates to express their opinions and ideas relevant to the subject matter of this newsletter. Your participation is invited and encouraged. Letters to the Editor addressing a particular article should be sent to the Editor of the publication. in which the article originally appeared. This Op-Ed section provides a forum for our readers to express their independent views.

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Received from A. W. Richard Sipe

Pope Benedict XVI is a good man. He has served the Church long and well. It takes nothing away from his goodness to suggest that he should resign his office. Nine of his predecessors have resigned, most for the good of the Church.[1] The clerical sex abuse crisis that now exposes a corrupt pattern and practice of a system has escaped and confused many good, brilliant people and left generations paralyzed. There is no need to point fingers.

However, the Roman Catholic Church is in a period of Reformation as profound (and breathtaking) as any its history has ever recorded. The voluntary resignation of Pope Benedict XVI would be a gesture that would match the epic challenge that faces Catholicism today. Such leadership would break the pattern and practice that holds the church hostage to a past that no longer serves the Christian message. The monarchy that rules the church has outlived its service in the evangelization of peoples, an evangelization that Paul the apostle taught and that Pope John Paul II championed. The People of God, hierarchy included, are shackled by a secret system designed to control rather than free them.
Richard Sipe, 4/26/2010


TABLE OF CONTENTS
Click on the headline to read the whole story.
1. A slur on the church - AUSTRALIA - The Herald
2. Brazilian priest on pedophilia charge - BRAZIL - News.com.au (Australia)
3. Vatican official left abusive priest in pastor job - CALIFORNIA - The Associated Press
6. Vatican: Pope may apologize for abuse by priests - VATICAN CITY - Washington Post
7. Abandoned Children - FAIRFIELD (CT) - Fairfield Mirror
8. Church 'hush money' for paedophile ex-priest - NETHERLANDS - Radio Netherlands
9. Secret sex in the celibate system - UNITED STATES - National Catholic Reporter - (Richard Sipe)
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A slur on the church

AUSTRALIA
The Herald
Jeff Corbett
In the light of news reports this week by Herald reporter Joanne McCarthy I examine in my column today some of Bishop Michael Malone's statements about the Newcastle-Maitland Catholic diocese response to priestly pedophilia. Joanne's reports are based on documents that lift a heavy veil on dealings by Bishop Malone and his predecessor, Bishop Leo Clarke, with a priest who was then the subject of serious allegations of sexual assault of children. The priest was Denis McAlinden, who died in 2005 and who was, the church has admitted, a serial sexual predator of children over many years.
The documents referred to by Joanne show that Bishop Clarke then Bishop Malone tried to have McAlinden defrocked after two allegations were made at the same time in 1995 that Vince Ryan, another of the diocese's serial pedophiles, was charged by police. Bishop Clarke had assured McAlinden that the confidentiality of the defrocking process would protect "your good name". Until then Bishop Clarke had been urging McAlinden, who was known to be a pedophile and who had moved to The Philippines, to live as a retired priest in "a climate that would be acceptable".
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Brazilian priest on pedophilia charge

BRAZIL
News.com.au (Australia)
BRAZILIAN authorities overnight charged a 74-year-old Catholic priest with pedophilia after eight children in his church choir accused him of sexual abuse.
Father Jose Afonso De is being prosecuted for allegedly assaulting children aged 12 to 16, Sao Paulo state's public prosecutor's office said.
He has denied the allegations but has been suspended by his diocese.
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Vatican official left abusive priest in pastor job

CALIFORNIA
The Associated Press
By GILLIAN FLACCUS (AP)
The pope's hand-picked replacement to oversee abuse cases at the Vatican did nothing to restrict a California priest after learning in 1995 that the priest had molested a 13-year-old boy a decade earlier.
Cardinal William Levada, then archbishop of San Francisco, said in a 2005 deposition obtained by The Associated Press that he did nothing and didn't contact police because he trusted the Rev. Milton Walsh would not re-offend and his predecessor handled the case adequately.
There were no known allegations of later abuse by the priest and a Vatican attorney says Levada acted appropriately under standards of the time.
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Prosecutor: Ex-Boonville priest suspected of sexual assaults taken into custody

BOONVILLE (MO)
Boonville Daily News
By Nate Birt
Boonville Daily News
Wed Apr 28, 2010
Boonville -
An ex-Boonville priest suspected of sexually assaulting three mid-Missouri men in the 1980s has been taken into custody in New Jersey, Cooper County Prosecutor Doug Abele said today.
The suspect, Gerald Howard, was arrested with the help of the Bloomfield Police Department in New Jersey and the Boonville Police Department, Abele said.
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Local dad's cry of the heart became memo that helped change the Catholic Church

UNITED STATES
St. Louis Beacon
[2002 letter to Bishop Gregory]
By Patricia Rice, Special to the Beacon
Posted 4 p.m. Tues., 04.27.10 - The resignation of three European bishops last week -- two over their initial indifference to disclosures of criminal sex abuse by Catholic priests, one over abusing a relative -- catapults many American Catholics directly back to 2002.
That year, the Boston Globe reported on the sexual abuse of minors by priests. Other newspapers followed, telling stories of abuse going back half a century. American bishops had to explain to Catholics, civil authorities and the public why they had not reported the crimes and removed abusers from ministry.
From November 2001, when Bishop Wilton Gregory was elected president of the U.S. Conference of Catholic Bishops, he was known as a good listener. At the time, he was the shepherd of the small 107,425-member Belleville Catholic diocese. He had served in Belleville since 1994 when Pope John Paul II had dispatched him to clean up a sex abuse cesspool involving 10 percent of the Belleville diocese's priests.
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Vatican: Pope may apologize for abuse by priests

VATICAN CITY
Washington Post
By NICOLE WINFIELD
The Associated Press
Wednesday, April 28, 2010
VATICAN CITY -- Pope Benedict XVI may issue a mea culpa for the church's handling of clerical sexual abuse cases when he attends a meeting of the world's clergy in June, the Vatican official in charge of handling abuse cases said.
Cardinal William Levada also said he intended to hold up the U.S. policy dealing with abuse as a model for bishops around the word.
Levada, head of the Congregation for the Doctrine of the Faith, made the comments in an interview broadcast late Tuesday on U.S. public broadcaster PBS, his first interview since the scandal erupted several weeks ago.
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Abandoned Children

FAIRFIELD (CT)
Fairfield Mirror
April 28, 2010
By: Chris Simmons
When Fairfield graduate Doug Perlitz first went to Haiti in 1991, it was one of the poorest countries in the Western Hemisphere. This country with a rich heritage, second only to the United States as an independent nation in the new world and the first free black nation, had fallen into a cycle of poverty and turmoil.
The allegations against Perlitz, a 1992 Fairfield graduate and later commencement speaker, over sex abuse involving homeless boys in the Haitian town of Cap-Haitien have only added to the problems.
Perlitz is currently housed in the Wyatt Federal Detention Center in Rhode Island awaiting his Oct. 2010 trial while his accusers are now back on the streets, begging, facing threats and guilt over exposing the alleged abuse.
Cyrus Sibert, a Haitian journalist and talk show host who first broke the story in 2007, said that there is a big campaign to show the children are lying.
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Church 'hush money' for paedophile ex-priest

NETHERLANDS
Radio Netherlands
By Marijke Peters
Oliver O'Grady, the ex-Irish priest convicted of paedophile offences who was living under a false identity in the Netherlands until February this year, receives a monthly pension from the Roman Catholic church, it has been revealed.
A US lawyer who represented O'Grady's victims says the former cleric brokered a "sinister deal" in which he refused to testify against senior church officials at his child sex abuse trial in return for cash.
Lawyer Jeff Anderson told Radio Netherlands Worldwide that Oliver O'Grady was offered the money by senior members of his diocese the night before his trial. As a result, he never testified in court against bishop Roger Mahony - now the Archbishop of Los Angeles - who was later found by the jury to have known all along about O'Grady's abuse, but did nothing about it.
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Secret sex in the celibate system

UNITED STATES
National Catholic Reporter
by A.W. Richard Sipe on Apr. 28, 2010
Examining the crisis
Sexual behavior has a long and well-documented history. Even the current problem of sexual abuse of minors is neither new nor limited to clerics. It is a practice that crosses ethnic, cultural, religious and economic strata and custom. Incest (familial contact) is the most common. However, the sexual abuse of minors by declared celibate clerics poses special issues. There are three factors that draw special attention to the sexual practices of Roman Catholic clerics today.
The moral teaching concerning human sexuality, promulgated by the church, is clear and unequivocal. Catholic bishops and priests under the aegis of the pope hold themselves up as the teachers and arbiters of human sexual morality. Human failure is more remarkable in commanders and not as easily forgiven as transgressions among the troops.
The history of sexual violations of Roman Catholic clergy and church response has been well preserved in church documents from the Council of Ancyra in 315 to the 2001 document, De delictis gravioribus, authored by Cardinal Joseph Ratzinger, now Pope Benedict XVI.
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Steve Sheehan
Publisher


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COMMUNIQUÉ DE TROIS ORGANISATIONS DES DROITS HUMAINS

COMMUNIQUÉ : AU NOM DE L'ETAT DE DROIT

ORGANISATIONS DES DROITS HUMAINS EXPRIMENT LEURS INQUIÉTUDES CONCERNANT LE VOTE DE LA LOI DITE D'URGENCE:

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Les organisations signataires ne cachent pas leur étonnement, leurs inquiétudes et leurs préoccupations sur les failles multiples qui ont caractérisé les différentes étapes du vote de la loi dite d'urgence et sur les problèmes qu'il ne manquera pas de créer dans un avenir proche et lointain, si on n'applique pas les correctifs qui s'imposent.


Il s'agit en fait d'un vote d'une légitimité douteuse faisant appel à une chambre de députés dont le mandat a expiré depuis le 7 janvier 2010 alors que la Constitution établit clairement « en aucun cas le mandat des députés et des sénateurs ne saurait être prolongé.» Quand au Sénat il lui manquait dix voix à cause des élections reportées. Cette procédure bancale a quand même été utilisée pour confier les responsabilités à un exécutif dont le mandat se termine dans huit mois.


Les débats n'ont pas réussi à faire la lumière sur des termes légaux fondamentaux et laissent planer une confusion entre Etat d'urgence et Etat de siège et sur l'étendue des pouvoirs de chaque institution pendant cette période. Cela représente une menace permanente sur les droits des citoyens. C'est avec une légèreté déconcertante que la décision a été prise de dégager pour cette période des voies et des moyens qui échappent à toute juridiction et à tout contrôle des instances institutionnelles haïtiennes.


Cette loi inclut aussi la création de la Commission Internationale de Reconstruction (CIR). Dans la perspective de grands moyens qui seront nécessaires dans les dix ans qui viennent pour remettre sur pied le pays, la question des procédures pour conduire des chantiers et des projets n'est pas clairement établie : qui sera en contrôle, qui portera la responsabilité des dépenses ? Le passé nous a démontré avec quelle légèreté on a pu procéder dans des circonstances analogues. Pour la création d'un organisme original, dont l'action se répercutera sur plusieurs décades, on ne peut pas comprendre qu'elle repose sur un exécutif dont le mandat se termine le 7 février 2011. Les droits des personnes peuvent être menacés aussi bien que le destin du pays lui-même.


Vu l'importance des opérations qui doivent s'étendre sur plusieurs décades, vu les dégâts que l'avidité et la corruption peuvent causer, les organisations soussignées lancent un appel urgent pour la formation d'une plate-forme de vigilance et de plaidoyer incluant les associations de la société civile, les organes de presse et les instances internationales concernées pour que le peuple haïtien soit protégé par la réalité d'un Etat de Droit.


Port-au-Prince, le 25 avril 2010

Jean-Claude Bajeux, CEDH, P. Jan Hanssens, JILAP Jean Lhérisson, HSI

Le RNDDH sollicite officiellement une enquête sur des allégations de corruption en rapport avec le vote de la loi d'Etat d'urgence.

Le RNDDH sollicite officiellement une enquête sur des allégations de corruption en rapport avec le vote de la loi d'Etat d'urgence

Trois parlementaires ciblés dans la requête adressée à l'ULCC

mercredi 28 avril 2010,

Radio Kiskeya

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) sollicite une enquête de l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) au sujet du scandale entourant le vote de la loi d'Etat d'urgence de 18 mois.

Le RNDDH se dit préoccupé par des rumeurs persistantes selon lesquelles trois (3) parlementaires auraient été monnayés pour participer à la séance, dans une correspondance datée du 26 avril 2010 à l'ULCC dont Radio Kiskeya a pu disposer d'une copie.

L'organisme de défense des droits humains cite nommément les trois parlementaires en question dans ladite correspondance, en l'occurrence les sénateurs Céméphise Gilles, Judnel Jean et Rudy Hérivaux. Il y est précisé qu'ils auraient reçu des montants respectifs de 5 millions de gourdes, 3 millions de gourdes et 40 mille dollars américains.

« De tels faits méritent d'être approfondis par une enquête sérieuse, car la population haïtienne a droit à la vérité », déclare le RNDDH précisant que l'Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), devenue « une institution amorphe » depuis la nomination de son actuel Directeur, aurait pu contribuer à la cueillette d'informations sur les comptes bancaires et l'évolution du patrimoine de ces parlementaires. En dépit de cette réserve par rapport à l'UCREF, le RNDDH a toutefois transmis à cette institution une copie de sa lettre à l'ULCC.

Estimant inacceptable que la refondation de l'Etat, prônée par le président René Préval, démarre sur fond de corruption, de pots de vin et de mauvaise gouvernance, le RNDDH sollicite formellement de l'ULCC l'ouverture d'une enquête sur les allégations concernant les 3 parlementaires. L'organisme de défense des droits humains dit en ce cens espérer qu'il existe encore dans les institutions haïtiennes « des hommes et des femmes déterminés à lutter effectivement contre la corruption et à changer l'image d'Haïti ».

[jmd/Radio Kiskeya]

mercredi 28 avril 2010

Cap-Haitian, Haiti : Abandoned Children

Abandoned Children April 28, 2010 By: Chris Simmons Tags: , ,

Paul Kendrick/ The Mirror

When Fairfield graduate Doug Perlitz first went to Haiti in 1991, it was one of the poorest countries in the Western Hemisphere. This country with a rich heritage, second only to the United States as an independent nation in the new world and the first free black nation, had fallen into a cycle of poverty and turmoil.

The allegations against Perlitz, a 1992 Fairfield graduate and later commencement speaker, over sex abuse involving homeless boys in the Haitian town of Cap-Haitien have only added to the problems.

Perlitz is currently housed in the Wyatt Federal Detention Center in Rhode Island awaiting his Oct. 2010 trial while his accusers are now back on the streets, begging, facing threats and guilt over exposing the alleged abuse.

Cyrus Sibert, a Haitian journalist and talk show host who first broke the story in 2007, said that there is a big campaign to show the children are lying.

“In the little town Cap-Haitian of a poor country, Project Pierre Toussaint was a source of great opportunities,” Sibert told The Mirror in an e-mail. “Perlitz maintained a network of people who were willing and able to carry out his order no matter what the price. They included: local authorities, policemen, hotel, resorts, and restaurant beach owners.

The kids’ well-being was the least of their concern. People with Catholic Church connection did have a bearing on the case in the negative way.”

Here is an update on the case.

The Beginnings

Perlitz founded a school, Project Pierre Toussaint, in 1997 with a grant from the Order of Malta, a Catholic organization. Then two years later in 1999, the Haiti Fund, an organization led by former Fairfield Campus Ministry Director Fr. Paul Carrier, along with many Fairfield employees and wealthy Catholics from Fairfield County, was formed to oversee fund-raising and operations.

Once the allegations became public in 2007, an investigation by the Haiti Fund’s Board of Directors legal counsel was launched. No wrongdoing was initially uncovered, but, at the end of April 2008, the Board uncovered new information. An independent investigative firm was hired, and following its report, the Board removed Perlitz as director.

Michael McCooey, the newly appointed director, met with the Haitian National Police, which had been conducting an investigation as well. The HNP confirmed the independent investigation, according to a letter by McCooey.

Perlitz was indicted by a Bridgeport grand jury in Sept. 2009 and on April 21, 2010, a second superseding indictment returned more counts and specifics on the alleged abuse. He now faces a total of 24 counts relating to travel to engage in illicit sex with 18 boys enrolled in his program.

Fr. Paul Carrier’s Role

The new indictment highlights the role of Carrier, referred to only as a “religious leader” who befriended Perlitz during his time at Fairfield and frequently met and talked with Perlitz in Haiti and elsewhere. Perlitz’s travel to Haiti was frequently paid for on Carrier’s credit card and Perlitz also lived with Carrier for short periods of time in Connecticut. The indictment also alleges that $1,898,050 was transferred from 2002-2008 to an account in Haiti that Perlitz controlled from the Haiti Fund, of which Carrier was the chairman.

A recent independent investigation into Fairfield University’s role highlighted the fact that a lack of financial controls in Campus Ministry allowed for $120,500 to be paid to Carrier
with no documentation for how the money was spent.

The indictment also says that Perlitz used his relationship with Carrier and influential Board members to conceal his sex abuse by barring investigators hired by the Board entrance to his room and by flying to Haiti to remove two computers and other items from a safe in Perlitz’s room.

Carrier and other Board members have not been indicted on any charges.

Fairfield University’s Role

The same independent investigation that discovered the missing $120,500 from Campus Ministry during Carrier’s time at the helm also looked into the extent and nature of Fairfield’s relationship with PPT and the Haiti Fund.

Day Pitney, a law firm based in Stamford, Conn. with longstanding ties to the Catholic Church, was retained in Sept. 2009 to investigate these potential problems.

According to the Day Pitney report, the independent investigation into Fairfield’s involvement in Project Pierre Toussaint determined that the University had no knowledge of the allegations of sexual abuse by Perlitz until May 2, 2008. At that time, a representative of the Haiti Fund called University President Fr. Jeffrey von Arx to inform him of the allegations.

The report also states that while the University was widely perceived as being affiliated with Perlitz, the Haiti Fund and PPT, there was no legal or fiduciary relationship with them.

But eight of the 16 members of the board of directors had direct Fairfield ties, including faculty, staff, alumni and a Jesuit. The University does not have formal ties to the Haiti Fund, which conveniently allows it to distance itself from the scandal. The University has previously raised money at mass for the charity and awarded Perlitz with an honorary degree.

At the time of his arrest Vice President of Marketing and Communications Rama Sudhakar told The Connecticut Post, “We had no prior knowledge of it. There is no comment to be made. All we can do is give you some facts.”

When asked by The Mirror to clarify her remarks, Sudhakar said, “Prior to the arrest of Mr. Perlitz, the University was not aware of a criminal investigation. Fairfield officials learned about a year ago that the Project’s Board of Directors had removed Mr. Perlitz as the Project’s Director following their investigation.”

The independent investigation also reported that approximately $604,000 in payments for the benefit of PPT was made through the University from 1997 to 2008. This money consisted of primarily donations from collections held during mass at the Egan Chapel as well as donations made through the University’s Office of Development.

And during Carrier’s time at Fairfield, payments of $97,500 were made to Carrier from Campus Ministry restricted accounts. In addition to this money, an additional $23,000 was paid to Carrier from the Campus Ministry operating account, bringing the total money to $120,500.

A lack of financial records prevented Day Pitney from determining the purpose of this money although Stanley A. Twardy, Jr., a former Connecticut U.S. attorney and partner in Day Pitney, said that there was “no evidence of diversions of funds.”

University Board Chairman Paul J. Huston said that because of the increase in money over the years, Campus Ministry’s system could not keep up with the new demand in addition to too much delegation. He also said that Carrier was “wearing two hats” as both Campus Ministry director and chairman of the Haiti Fund, so it made accounting even more difficult.

The decision to remove Carrier in April 2006 as Campus Ministry director by Fr. Thomas Regan, at the time the Jesuit Provincial and former Fairfield teacher, was based in no way on any allegations in connection with PPT according to the report and Regan.

Day Pitney also provides counsel for the Diocese of Bridgeport, which is also represented by Philip Lacovara, who works for a different firm. Lacovara was a member of the Haiti Fund board who signed a letter supporting Perlitz.

Sudhakar said there was no conflict of interest “as Fairfield University is a separate entity from the diocese of Bridgeport. And Mr. Lacovara is not affiliated with Fairfield University.”
Fairfield has not supported Perlitz or the accusations against him. The school seems to be treading a middle ground, waiting for the judicial outcome no matter the evidence on either side.

Fairfield has previously held Perlitz up to be a shinning example of a true “Man for Others,” the mantra to which all Fairfield students should strive to achieve. But if the University supports him, it looks as though it supports child abuse. If it supports the accusations, it disowns one of their proudest graduates, and in the process, also upsets many wealthy Fairfield County Catholics who still support Perlitz.

So for now, the University plays the waiting game.

Perlitz’s Computer

A motion by the government trying to prevent the release of Perlitz pending his trial attached “Exhibit A,” which stated that after a very preliminary investigation by an Immigrations and Customs Enforcement agent, Perlitz’s computer was found to contain “numerous (over 100+) image files depicting nude black males… Many of these files depicted younger-looking black males engaged in graphic homosexual activity (e.g. oral and anal sex.)” along with links to Web sites such as www.islandboys.com, www.spankteenboys.com, forum.afriboyz.com and www.nudeafricanboys.com.

“We haven’t seen any information about what they are alleging with the computer,” said William F. Dow, Perlitz’s lead lawyer and one of the top defense attorneys in the state, at the time. “There is nothing illegal about any of the conduct the government described.”

He added that these type of allegations are intended to serve as “lightening rods” to raise support for the prosecutor’s case in the public eye.

But in the end the allegations may have accomplished that goal, at least according to those who attended to speak against Perlitz’s potential release. The new information may have helped turn the tide against releasing Perlitz, according to Henri Alexander, a lawyer and member of the Haitian Lawyers Leadership Network (HLLN). He said that he thought that some people who may have been willing to support Perlitz now do not want their names associated with the case.

Alexander, along with Ezili Danto, the founder of the HLLN, attended the hearing along with 10 Haitians to give the people of Haiti a voice after the previous hearing which was well-attended by Perlitz supports, a fact pointed out several times by Dow during that portion of the hearing.

“We’re not too, too informed about the case,” said Odelin Francois, the president of Global Network for Progress, which strives to provide impoverished children an education. “But from what we’ve heard, we feel he is preying on poor black kids. He gives them bread and education so he can use them. Black kids are not for sale and not for abuse. We can provide for ourselves, we don’t need these people.”

Perlitz’s lawyers eventually withdrew their arguments to have Perlitz released. It was expected that a $4 million to $5 million bond along with multiple third party custodians would have been sufficient.

Dow said at the time that the defense had not yet met the conditions that Margolis had set forth for his release, but that ultimately, he would ask for Perlitz to be released once he secures the finances.

“It’s an extraordinary bond requirement,” said Dow after the hearing. “It involves a bunch of moving parts, like playing three-level chess.”

PPT Closes – The Children v. Perlitz

The removal of Perlitz caused a schism in the Board. A large group of Board members and donors supporting Perlitz split, leaving the organization with few fund-raising capabilities and dwindling supplies. The school was forced to close; something that the children feared would happen if they spoke out. The government has alleged that Perlitz would often withhold benefits to children who refused to sleep with him and lavish those who did with gifts, such as cash, clothing and electronics. He took the children to restaurants where he bought them meals and alcohol before encouraging them to spend the night in his bedroom. Those who didn’t: he threatened to kick back out onto the streets.

“The school closing is a punishment,” said Sibert. “Their moral is very low. They finally realize that Doug was right when he claimed that: ‘If you disclose what is happening the project will be closed and you will return to the street where you belong. Your situation will be worst. You’d better keep your mouth shut.’ Today, victims are back into the streets, they don’t have food, clothes; they can’t go to school anymore, nor bathe. They survive by begging for food in the public market, restaurants or hotels.”

In a recent hearing on April 1, Dow said that in a case like this one, with no physical evidence, it becomes a “credibility contest” between Perlitz and the Haitian children.

According to Sibert, this has had an enormous psychological effect on the children. They were lured in by a charismatic leader offering food and shelter and then told it was contingent on their cooperation.

“There is no support for them,” said Sibert. “As far as I can determine, they need psychological support. One of them told me the fact that he has to go through the same tedious process of testifying repeatedly is very traumatic. I am afraid that they may try to hide to protect themselves and not to have to face this very emotional situation. They hope and pray that justice will prevail. They hope that the board of Project Pierre Toussaint will take their case into consideration and will provide basic assistance in the near future.”

The government has taped statements from many of the children and is also planning on flying some of the accusers into Connecticut to testify in Oct. when the trial is currently scheduled to begin.

Perlitz’s Supporters

A large contingent of the Haiti Fund continues to support Perlitz though. A letter dated Sept. 8, 2008, which was sent to the PPT community, defended Perlitz and raised questions about the investigation. Carrier signed the letter, along with Fairfield employees at the time Debbie Picarazzi, Cathy Lozier, Sue MacAvoy and 2006 honorary degree recipient Hope Carter. All five also resigned from the executive committee, leaving only two members. Influential attorneys Lacovara and Thomas Tisdale also signed the letter.

The letter alleges, “Business leaders and friends of the Project in Cap Haitien believe that the culture of poverty and financial incentives are at the root of pressuring the kids to speak against Doug.”

More troubling, the letter states that in June of 2008, one of the original children in the project, Wilnaud, was kidnapped in connection to the investigation at PPT. He was one of 19 boys to write a letter saying, “No, no, no, no, (please) this conspiracy is not going to work, we want Doug to return so he can continue his work because everything they are saying is lies.”

He was severally beaten, his jaw fractured, bound with chicken wire and left for dead in an active latrine. His friends believed that he was specifically targeted to intimidate others, according to the letter.

However, this letter is mentioned in the second superseding indictment as one of the methods Perlitz used to attempt to conceal his behavior, by using his relationship with Carrier and other influential Board members.

The Future

Perlitz will not stand trial until Oct. 2010. His lawyers must still conduct their own investigation in Haiti while reviewing all the documents and video testimony the government has provided. The government also recently sent its investigators back to Haiti.

Support for his innocence or guilt has been equally as vociferous on both sides. To some, he is a hero; the same culture of poverty that he strove to fix engulfed him and led to false accusations. To others, he is a criminal of the worst kind; he fed off the needs of children, luring them off the streets with food, shelter and clothing; making the children need his help before abusing them; then threatening to throw them back out onto the streets if they talked.

University President Fr. Jeffrey von Arx has stressed that Fairfield has not distanced itself from PPT in public statements.

“We continue to be actively involved in Haiti,” said von Arx. “We are in discussions with the current board of the Haiti Fund to explore how we might partner to reopen. We have continued to express our willingness to help the board and the discussions are ongoing.”

The current board chairman, Michael McCooey, has not responded to multiple messages on his phone seeking comment after originally agreeing to an interview. Sibert said that he has heard that the project will be reopening, but that the board members are working behind closed doors. This sentiment is also echoed by Kendrick, who has repeatedly e-mailed Fairfield administrators and taken out ads in The Mirror calling for the school’s reopening or some type of support for the children.

“The Haiti Fund, Inc. board (McCooey) is refusing to tell survivor advocates what progress is being made,” said Kendrick in an e-mail. “They have gone dead silent. We are assuming that Fairfield University provided them with some funds (how much?). Please note that the Haiti Fund board includes many of the same people under whose watch the abuse occurred, so child protection advocates want to know what will be done to insure the safety of the boys in the future and, as importantly, what is being done for them now re: medical and counseling. It is outrageous that nothing has been done to help the victims.”

Von Arx has said that there were plans to make Haiti an integral part of the curriculum next year and highlighted the other charities and work Fairfield does in the community.

“We want to work as closely as we can with the Haiti Fund and we remain ready to assist the Haiti Fund as they ask us to. We are not walking away from PPT,” said von Arx.

But, PPT remains closed. The children remain on the streets, begging. The outcome of Perlitz’s trial won’t change that fact.

“The community as a whole is eagerly waiting to fill a gap left by Perlitz,” said Sibert. “It will take some time and continuous effort to put the experience behind, heal the wounds and move forward. It all depends on the human good will and honesty of the new participants and the determination of the leaders involved (Local or foreigner).”